Merci pour cette lettre ! Et pour mettre le doigt sur la partie consommation liée à la lecture, en bonne fourmi qui veut chaque année lire plus que la précédente, je l'ai pris personnellement mais c'est très bien. Ça permet de se remettre un peu en question. Par contre pas de rencontre prévue, non, ça ne devait pas être chez moi !
Comme toi, j’ai tendance à me dire « combien de livres suis-je capable de lire? » surtout quand c’est une condition du métier de libraire/ prof/ auteurice ou chercheur•se. Encore un alibi !
Dommage, j’ai trouvé l’essai incroyable, mais j’imagine que vous avez un calendrier chargé de rencontres :)
Comme d'habitude tu pointes pleins de choses intéressantes et vraies
Je suis clairement une boulimique de lectures et je pense comme toi que, même inconsciemment, il y a une façon qu'on a de se présenter aux autres qui jouent dans cette surconsommation
Et en même temps je suis tellement addict du bienfait et de l'apaisement que cela me procure que je suis incapable de faire autrement 🫣
C’est notre drogue, à la fois médicament et un peu « poison ». Je ne compte pas lire moins (ou plus), mais j’essaie d’alterner les lectures échappatoires et les lectures qui me font grandir - l’un n’étant pas indissociable de l’autre !-
Finalement on aurait dû le faire ce bingo de la rentrée littéraire ! Merci pour tes réflexions qui vont alimenter ma prochaine news dont le sujet sera proche (et je veux aussi absolument écrire bientôt sur la lecture comme activité bourgeoise donc valorisée). Et vive les livres sur la paresse (surtout les rares écrits par des femmes !)
Je viens de relire l'essai de Catherine Liu "Virtue hoarders" sur les Cadres et professions intellectuelles supérieures (Le monopole de la vertu en français, chez Allia) et elle y parle de la notion de lecture comme un outil de domination et qui peut être vidé de sa substance par une frange des progressistes qui marchent main dans la main avec le capitalisme.
Merci pour cette réflexion super intéressante ! Quand j’étais étudiante j’étais passionnée de lecture et j’empruntais tout à la bibli. Dès que j’ai commencé à gagner des sous, j’ai acheté les livres de façon parfois compulsive avec la noble excuse de soutenir les libraires et les auteurices mais je vois bien qu’il y a aussi une forme de trophée social à AVOIR une belle bibliothèque bien remplie… la comparaison au rapport au voyage est bien vue « Ces identités faites d’avoir plutôt que d’être » 🤯
Merci aussi pr les reco lectures (omg je vais me précipiter sur le livre sur sex and the city par contre dsl mais team Miranda Hobbes 4ever)
Ah oui, la belle bibliothèque bien remplie ! Je me rappelle avec délice aller chez Barnes & Noble quand j’ai commencé à gagner de l’argent, et puis la liseuse est passée par là avant que je ne trouve des librairies qui me font de nouveau acheter…
Merci pour cette lettre. Réflexion très pertinente sur notre rapport à la consommation dans le domaine de la lecture. J’avoue me sentir fière quand j’arrive à lire plus que d’habitude, et je culpabilise si je ne lis qu’un livre dans le mois. Clairement je crois que tu mets le doigt sur quelque chose avec l’idée que la lecture serait une activité noble. Inconsciemment je me dis que c’est plus valorisant/valorisé que de regarder un divertissement sur un écran; et justement je passe troooop de temps sur mon écran de téléphone et quand je ne lis pas assez je me dis que c’est dommage ça m’aurait fait beaucoup plus de bien que scroller sur les RS. Bref l’état des lieux de mon rapport à la lecture se trouve certainement au carrefour de tes réflexions.
Merci Delphine. La lecture a été valorisée pendant toute notre scolarité -certains genres plus que d'autres-, pas étonnant que le réflexe reste. Néanmoins, comme tu le dis, le plaisir de lire reste supérieur (et meilleur pour la santé mentale) à celui de scroller. Bon courage pour équilibrer les deux :)
Merci pour cette info lettre ! Certainement une de mes préférées parmi celles que j’ai eu le plaisir de lire dans feu Word Economy d’abord parce que j’aime le format du non book-club (celui-ci plus que foisonnant !!) mais surtout parce que la réflexion autour de la consommation des livres m’intéresse tout particulièrement et qu’elle est ici bien décortiquée dans tous ses aspects questionnables. Merci encore ! J’en profite pour poser une question sur Virginia Woolf et sa lecture faite par les post féministes : la remarque m’a intriguée et j’aurais aimé en savoir plus… mais peut-être est-ce pour une future infolettre…?
Merci Cécile :) Tu me poses une bonne question sur Virginia Woolf. J'ai le sentiment (= je n'ai pas encore mis à plat les données pour confirmer celui-ci, mais j'ai commencé à les réunir) que c'est une autrice qui est réappropriée par un certain féminisme blanc qui aime bien ne pas se soucier des questions économiques au-delà de "l'égalité homme-femme". Mais je dois le creuser car ça fait peut-être (et probablement) écho à mes biais.
Nooon le capitalisme de la performance me fait directement comparer avec l’unique livre que j’ai lu en août (bon c’était une thèse en sciences de gestion sur la dépossession matérielle donc fallait un peu s’accrocher). Toujours aussi fan du non book club !
Pas de comparaison ! Surtout qu'on ne parle pas des mêmes lectures sans vouloir hiérarchiser pour autant (parce que sinon, je vais commencer à créer un système de poids par type de lectures et ça n'en finira pas...). J'espère que la thèse était intéressante - et lisible, soyons honnêtes !-.
je la vois comme une lecture entremets entre deux lectures plus robustes. Attention, un bon blanc-manger, c'est difficile à réussir car ça demande un équilibre entre la saveur -légère, mais présente- et la texture - facilement digestible, mais plaisante-.
J’ai trouvé l’expression un peu étrange « blanc-manger », ça m’a ramené à la blanchité mais je comprends que ça n’a rien à voir, merci pour cette définition
Je ne m'attendais absolument pas à tomber sur Ilona Andrews au milieu de toutes ces lectures, mais venant moi-même de lire The Inheritance, puis de relire la double trilogie Hidden Legacy, je suis ravie de croiser une autre fan par newsletter interposée ! (d'ailleurs, accro au competence porn depuis que j'ai découvert le concept il y a quelques années, en revanche je n'avais jamais fait le lien avec le côté pionnière et tradwife... petite remise en question personnelle, du coup). Et merci de m'avoir rappelé l'existence de Paresse pour tous, il revient dans mon radar de lectrice.
Je suis ravie de rencontrer une autre lectrice d'Ilona Andrews ! Sur le competence porn, il y a beaucoup à dire. Je n'oublie pas que le couple est installé au Texas, que Gordon est un vétéran (nommé d'après un général confédéré...) et qu'Ilona a passé son enfance en URSS. Je pense que ça influence la manière dont ils l'écrivent... A analyser pour une autre lettre.
Merci pour cette lettre ! Et pour mettre le doigt sur la partie consommation liée à la lecture, en bonne fourmi qui veut chaque année lire plus que la précédente, je l'ai pris personnellement mais c'est très bien. Ça permet de se remettre un peu en question. Par contre pas de rencontre prévue, non, ça ne devait pas être chez moi !
Comme toi, j’ai tendance à me dire « combien de livres suis-je capable de lire? » surtout quand c’est une condition du métier de libraire/ prof/ auteurice ou chercheur•se. Encore un alibi !
Dommage, j’ai trouvé l’essai incroyable, mais j’imagine que vous avez un calendrier chargé de rencontres :)
Je ne l'ai pas lu, et personne d'autre chez nous, et on ne programme jamais avant lecture :/
Merci pour cette lettre Marion
Comme d'habitude tu pointes pleins de choses intéressantes et vraies
Je suis clairement une boulimique de lectures et je pense comme toi que, même inconsciemment, il y a une façon qu'on a de se présenter aux autres qui jouent dans cette surconsommation
Et en même temps je suis tellement addict du bienfait et de l'apaisement que cela me procure que je suis incapable de faire autrement 🫣
C’est notre drogue, à la fois médicament et un peu « poison ». Je ne compte pas lire moins (ou plus), mais j’essaie d’alterner les lectures échappatoires et les lectures qui me font grandir - l’un n’étant pas indissociable de l’autre !-
Finalement on aurait dû le faire ce bingo de la rentrée littéraire ! Merci pour tes réflexions qui vont alimenter ma prochaine news dont le sujet sera proche (et je veux aussi absolument écrire bientôt sur la lecture comme activité bourgeoise donc valorisée). Et vive les livres sur la paresse (surtout les rares écrits par des femmes !)
Je viens de relire l'essai de Catherine Liu "Virtue hoarders" sur les Cadres et professions intellectuelles supérieures (Le monopole de la vertu en français, chez Allia) et elle y parle de la notion de lecture comme un outil de domination et qui peut être vidé de sa substance par une frange des progressistes qui marchent main dans la main avec le capitalisme.
Intéressant merci pour cet éclairage et recommandation
Merci pour cette réflexion super intéressante ! Quand j’étais étudiante j’étais passionnée de lecture et j’empruntais tout à la bibli. Dès que j’ai commencé à gagner des sous, j’ai acheté les livres de façon parfois compulsive avec la noble excuse de soutenir les libraires et les auteurices mais je vois bien qu’il y a aussi une forme de trophée social à AVOIR une belle bibliothèque bien remplie… la comparaison au rapport au voyage est bien vue « Ces identités faites d’avoir plutôt que d’être » 🤯
Merci aussi pr les reco lectures (omg je vais me précipiter sur le livre sur sex and the city par contre dsl mais team Miranda Hobbes 4ever)
Ah oui, la belle bibliothèque bien remplie ! Je me rappelle avec délice aller chez Barnes & Noble quand j’ai commencé à gagner de l’argent, et puis la liseuse est passée par là avant que je ne trouve des librairies qui me font de nouveau acheter…
J’en étais sûre pour Miranda :)
Merci pour cette lettre. Réflexion très pertinente sur notre rapport à la consommation dans le domaine de la lecture. J’avoue me sentir fière quand j’arrive à lire plus que d’habitude, et je culpabilise si je ne lis qu’un livre dans le mois. Clairement je crois que tu mets le doigt sur quelque chose avec l’idée que la lecture serait une activité noble. Inconsciemment je me dis que c’est plus valorisant/valorisé que de regarder un divertissement sur un écran; et justement je passe troooop de temps sur mon écran de téléphone et quand je ne lis pas assez je me dis que c’est dommage ça m’aurait fait beaucoup plus de bien que scroller sur les RS. Bref l’état des lieux de mon rapport à la lecture se trouve certainement au carrefour de tes réflexions.
Merci Delphine. La lecture a été valorisée pendant toute notre scolarité -certains genres plus que d'autres-, pas étonnant que le réflexe reste. Néanmoins, comme tu le dis, le plaisir de lire reste supérieur (et meilleur pour la santé mentale) à celui de scroller. Bon courage pour équilibrer les deux :)
Merci pour cette info lettre ! Certainement une de mes préférées parmi celles que j’ai eu le plaisir de lire dans feu Word Economy d’abord parce que j’aime le format du non book-club (celui-ci plus que foisonnant !!) mais surtout parce que la réflexion autour de la consommation des livres m’intéresse tout particulièrement et qu’elle est ici bien décortiquée dans tous ses aspects questionnables. Merci encore ! J’en profite pour poser une question sur Virginia Woolf et sa lecture faite par les post féministes : la remarque m’a intriguée et j’aurais aimé en savoir plus… mais peut-être est-ce pour une future infolettre…?
Merci Cécile :) Tu me poses une bonne question sur Virginia Woolf. J'ai le sentiment (= je n'ai pas encore mis à plat les données pour confirmer celui-ci, mais j'ai commencé à les réunir) que c'est une autrice qui est réappropriée par un certain féminisme blanc qui aime bien ne pas se soucier des questions économiques au-delà de "l'égalité homme-femme". Mais je dois le creuser car ça fait peut-être (et probablement) écho à mes biais.
Nooon le capitalisme de la performance me fait directement comparer avec l’unique livre que j’ai lu en août (bon c’était une thèse en sciences de gestion sur la dépossession matérielle donc fallait un peu s’accrocher). Toujours aussi fan du non book club !
Pas de comparaison ! Surtout qu'on ne parle pas des mêmes lectures sans vouloir hiérarchiser pour autant (parce que sinon, je vais commencer à créer un système de poids par type de lectures et ça n'en finira pas...). J'espère que la thèse était intéressante - et lisible, soyons honnêtes !-.
Bonjour, que signifie une lecture blanc-manger ?
Merci pour cette lettre, j’en ai noté pas mal dans ma PAL !
Bonjour,
je la vois comme une lecture entremets entre deux lectures plus robustes. Attention, un bon blanc-manger, c'est difficile à réussir car ça demande un équilibre entre la saveur -légère, mais présente- et la texture - facilement digestible, mais plaisante-.
D’accord merci !
J’ai trouvé l’expression un peu étrange « blanc-manger », ça m’a ramené à la blanchité mais je comprends que ça n’a rien à voir, merci pour cette définition
Je ne m'attendais absolument pas à tomber sur Ilona Andrews au milieu de toutes ces lectures, mais venant moi-même de lire The Inheritance, puis de relire la double trilogie Hidden Legacy, je suis ravie de croiser une autre fan par newsletter interposée ! (d'ailleurs, accro au competence porn depuis que j'ai découvert le concept il y a quelques années, en revanche je n'avais jamais fait le lien avec le côté pionnière et tradwife... petite remise en question personnelle, du coup). Et merci de m'avoir rappelé l'existence de Paresse pour tous, il revient dans mon radar de lectrice.
(et j'avais ajouté Tears of the Wolf dans ma liste d'envie, mais je vais peut-être passer mon tour finalement...)
Je suis ravie de rencontrer une autre lectrice d'Ilona Andrews ! Sur le competence porn, il y a beaucoup à dire. Je n'oublie pas que le couple est installé au Texas, que Gordon est un vétéran (nommé d'après un général confédéré...) et qu'Ilona a passé son enfance en URSS. Je pense que ça influence la manière dont ils l'écrivent... A analyser pour une autre lettre.